Jouer
au poker contre 3 joueurs n'a plus grand chose à voir avec
un jeu classique contre 8 ou 9 joueurs, si bien que les
mains
rentables ne sont plus les mêmes.
Les
mains à tirage, souvent rentables dans les parties avec un
grand nombre de joueurs, ne le sont plus dans la majorité
des cas où vous jouez en short handed. En effet,
contre 3 joueurs, vous aurez moins souvent quelqu'un pour
payer votre tirage qui s'est transformé en couleur ou en
quinte que contre neuf joueurs. Les côtes du poker ne sont
aussi plus de votre côté car les multiway se font rares.
En
contrepartie, les mains moyennes-hautes et les mains hautes
prennent une plus grosse valeur, et une main composée d'un
as et d'une petite cartes, même non-assortis, devient une
main intéressante à jouer. Ceci s'explique par le fait que
contre un nombre réduit d'adversaires, elles n'ont souvent
pas besoin de s'améliorer pour gagner à l'abbatage.
En
règle générale, il faut retenir qu'en short-handed,
particulièrement dans les parties à 2, 3 ou 4 joueurs,
toutes les paires servies et les cartes hautes (33, As2...)
deviennent de bonnes mains de départ tandis que les mains à
tirage (89 assortis , TJ...) perdent une grande partie de
leur valeur.
Une
autre conséquence à tirer de la réduciton du nombre
d'adversaires est que comme vous vous retrouverez souvent au
flop contre un seul d'entre eux, celui-ci n'a qu'une chance
sur 3 d'améliorer au flop. A partir de là, vous avez tout
intérerêt à le relancé quoiqu'il arrive pour lui arracher le
pot. Le problème peut être que votre adversaires, conscient
de cette situation, vous sur-relance souvent, selon la même
logique (vous ne touchez également qu'une fois sur 3). Dès
lors, à vous d'ajuster votre fréquence de mise, relance,
sur-relance et même sur-sur-relance. Si cela vous parait
compliqué, sachez que tout ceux qui maîtrisent le poker
short-handed y sont parvenus au bout de longues dizaines
d'heures d'expériences... pas avant.
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